Théâtre au collège : l'enthousiasme
Le trac et l'excitation des jeunes comédiens juste avant la montée sur scène.
Si je vous dit que c'était génial, vous me croyez ? Je vous montre les photos et demain on en reparle.
Voici donc la chronique théâtrale du samedi.
Sous la conduite de Mounia et de Nadia, assistantes scolaires au collège Max-Jacob, et avec l'aide du metteur en scène Alain le Doaré, quinze collégiennes et collégiens ont donné hier, à la MPT de Penhars, le spectacle qu'ils préparaient depuis la rentrée. (Pour comprendre la genèse du projet, cliquez ici).
Réflexion
Le succès de cette soirée a largement dépassé toutes les attentes. Magnifique, à tous les points de vue. Les comédiens d'abord. 14 et 15 ans, bien dans leur peau. Par leurs textes, ils ont prouvé qu'ils savaient réfléchir sur des problèmes sérieux comme la drogue, la contraception, les grossesses précoces... Un grand moment d'émotion que ce chant en duo de deux adolescentes au pied du corps d'une copine morte d'une overdose.
Humour
Ils nous ont aussi montré qu'ils avaient beaucoup d'humour en " croquant " successivement une famille française et une famille arabe. Dans la première, le mari rentre du boulot, crevé. Direction le fauteuil, la télé. Le téléphone sonne. " Tu réponds, dit-il à sa femme, je n'ai pas que ça à faire ! ". Les gosses arrivent en retard, un peu rebelles, mais fans de la danse bretonne...
Dans la famille arabe, le père aussi rentre du boulot. Crevé. Direction le canapé mais pour prendre le thé avec sa femme. Dans la discussion, on comprend vite qu'elle a un rôle important dans la marche de la maison, dans la prise des décisions. Le garçon arrive : le petit " dieu " qui sait comment s'y prendre avec ses parents. La fille, elle, avant, pendant et après le repas s'entend répéter par sa mère : " Tu dois apprendre ça, tu auras à le faire pour ton mari...".
Ça l'énerve. Et son frère prend sa défense. Et le père s'exclame " Cette génération, elle est ratée ! ".
La mixité
La salle était pleine. Enthousiaste et fière de la performance de ces jeunes acteurs. Un public étannant par sa diversité. Des enfants, des ados, d'anciens élèves, des parents, des profs. Une vraie fête, quoi.
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