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Publié par Penhars infos

" Dans ces conditions, pour nous Bretons se solidariser avec le bilan des sortants serait une erreur politique de débutants. Par delà, nous ne pouvions accepter de soutenir une monture baroque qui méprise la pluralité politique à gauche ". (Extrait aujourd'hui du site de la liste " Vivre Kemper " de la Gauche Bretonne).

Pour bien comprendre mon titre et le communiqué ci-dessous, il faut savoir qu'après les résultats décevants au premier tour des municipales à Quimper, la liste " Vivre Kemper " de la Gauche bretonne, menée par Naïg Le Gars et Jérôme Abbassene, a déclaré qu'elle ne voulait pas soutenir, au deuxième tour, la liste du maire sortant Bernard Poignant (PS) qui a intégré 10 écolologistes (KEG).

Cette décision fait réagir d'autres militants bretons de gauche parmi lesquels Loic Philippon, conseiller municipal délégué aux diversités culturelles et à la langue bretonne  (UDB), un des créateurs de la Gauche bretonne avec laquelle, assez rapidement, il a eu quelques divergences. Pour ce deuxième tour, il votera PS ... malgré tout...

 

Voici son communiqué, cosigné par Isabelle Guéguen.

 

La Bretagne au cœur et l’action à gauche

Pour des militantes et militants bretons de gauche, engagés depuis de nombreuses années pour une Bretagne solidaire et ouverte sur le monde, voter à droite ou à gauche aux municipales de Kemper, le 30 mars ce n’est pas la même chose.

Nous pouvons regretter que certains leaders ne prennent pas suffisamment en compte la diversité et donc la richesse des bretons de gauche. Nous pouvons aussi être en désaccord sur les modes de gouvernance.

Mais nous observons  qu’à l' Assemblée nationale comme au Conseil régional, des élus de gauche, bretons, autonomistes et écologistes avec des élus du PS influent de façon forte sur les politiques sociales, économiques, linguistiques et de décentralisation.

En tant que militants bretons de gauche, nous nous devons de saluer le travail réalisé durant ces six dernières années pour le développement économique. Il faut poursuivre la politique économique à l’échelle de la Cornouaille et la coopération avec les autres agglomérations bretonnes qui nous permettent de maintenir et créer des emplois durables et qualifiés pour tous.

Parce que nous avons la Bretagne et Quimper au cœur, mais aussi parce que, contre le repli sur soi, nous avons le cœur à l’action, nous voterons dimanche à Gauche. 

  Loic PHILIPPON et Isabelle GUEGUEN

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Jérôme Abbassene 29/03/2014 11:27

Bonjour, concernant "les résultats décevants au premier tour des municipales à Quimper", après le travail de fond mené depuis des mois, nous avons soulevé nombre de pratiques défaillantes,
d'attentes profondes d'une réelle alternative.

En effet nous pensions davantage faire un 10+, mais avec du recul, partir de rien, être en dehors de tout parti, tout développer en interne (contenu, graphisme, mobilisation, production
intellectuelle, collage d'affiches, organisation de tables rondes et de concerts notamment) sans avoir recours aux agences de communications spécialisées, finalement ce n'est pas si mal pour un
début.


Des "Bretons de gauche", qui se manifestent aujourd'hui, ont été transparents durant toute la campagne.

Seulement, ne participer à aucun débat depuis des mois, sortir du bois et professer la bonne parole est assez pathétique finalement. Un opportunisme inavoué peut-être.

D'autant que ces 2 élus de la majorité sortante de Bernanrd Poignant & Daniel Le Bigot ont publiquement dit qu'ils n'ont disposé d'aucune marge de manœuvre durant le mandat passé.
D'ailleurs, en 6 ans, quels dossiers ont-ils fait avancer pour les habitants de Quimper?

Par qui sont-ils téléguidés?
Loïc Philippon, qui visiblement vient en service commandé puisqu'il vient tout juste de prendre sa carte à l'UDB local (la ,politique à l'ancienne, prendre sa carte pour se sentir légitimé), oublie
de dire qu'il est parti de lui-même du collectif > il s'est mis en minorité rapidement car il voulait faire de la Gauche bretonne un faux nez du PS local à l'instar de "Kemper 2010" (ratisser
large au 1er tour, et fusionner sans condition simplement pour des places au 2nd)

Il a essayé de saborder le collectif dès lors qu'il a senti les choses lui échapper. Mais nous n'allions pas tomber dans ce piège d'amateurs, les sabots étaient trop grands.


Ce ne sont pas nos pratiques politiques: si l'abstention et le vote extrême explosent c'est bien qu'il y a aussi un rejet de ces tambouilles politiques.

La Gauche bretonne a tenu bon dans ce choix, de faire de la politique autrement, un collectif citoyen en dehors de toute logique intéressée liée aux partis.


Au 1er tour, en proposant une nouvelle offre politique pour neutraliser l'abstention et le vote contestataire, la Gauche bretonne a fait le job.

Dimanche prochain, une certaine gauche sera devant ses responsabilités. Il n'est pas question de nous solidariser avec un bilan dont nous ne sommes pas acteurs.

Il s'agit d'un choix assumé des colistiers qui se sont retrouvés lundi matin.

Devant une instrumentalisation du clivage droite-gauche, qui intéresse peu les habitants finalement, ne pas trahir les électeurs est notre seul souci.
Merci de leur confiance.
A très bientôt.

Milier 27/03/2014 11:14

Voter à gauche malgré Poignant. Une drôle d'évolution dans le monde politique quimpérois.