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Publié par Penhars infos

10-12 554

C'était la dernière cheminée d'usine de Penhars.

 

Je ne sais pas ce qui se passe aujourd'hui. Je me sens " tout chose " de me rappeler qu'il y a juste 20 ans, j'écrivais mon premier article sur Penhars. Il paraissait le lendemain 20 décembre 1990 dans Le Télégramme.

 

Ainsi commençait ma carrière de localier. Correspondant de quartier pour la presse locale. " La rubrique des chiens écrasés ", m'ont dit parfois quelques mauvaises langues. Pfuiitt ! J'en ai traité des sujets ! J'en ai vu du monde ! Et je crois, du moins je l'espère, que j'ai su " défendre " mon quartier. Que je  montre encore, dans Penhars Infos, depuis mai 2007, son vrai visage : celui d'un quartier jeune, dynamique, fier de ses cultures, le quartier où j'ai choisi de vivre.

 

Mon premier article, et je l'ai déjà dit, parlait du manque de décorations de Noël. L'article que je vous montre en photo est paru le 16 juillet 1991 ou 1992. Je m'étais intéressé à cette grande cheminée de l'ancienne usine des Filets Bleus, qui me faisait penser à la coiffe bigoudène ! C'est à la suite de la dernière AG de Mémoire de Penhars, vendredi, que j'ai recherché cette archive. L'usine, la cheminée et le vieux lavoir on été rasés peu après. Voici le texte.

 

Entre la route de Pont-l'Abbé et le chemin de halage, à l'angle de la rue Max-Jacob et de l'avenue Miossec, s'élève encore une des dernières, peut-être même la dernière, grande cheminée d'usine de Quimper, la cheminée des Filets-Bleus.

 

Depuis longtemps elle ne sert plus. Sa base est envahie par la végétation. Un jour ou l'autre, comme celles des usines Chancerelle ou Hénaff, elle disparaîtra, dernier témoin de la grande activité " alimentaire " entre Ludugris et le Cap-Horn au début du siècle.

 

Mme Friant

On ne peut pas parler des " Filets-Bleus " sans évoquer Mme Friant, une femme dynamique et pleine de ressources. D'origine douarneniste, elle " faisait  " l'alimentation à Pont-l'Abbé. Un jour, elle décide de se lancer dans la biscuiterie. Les essais sont concluants. En 1931, elle s'installe à Quimper : l'acheminement des matières premières et l'expédition des produits sont plus faciles. Avec elle, arrivent une centaine d'ouvriers bigoudens. La route de Pont-l'Abbé est " colonisée " et sur une photo du cercle celtique de Penhars, on est surpris de voir que la moitié des danseurs et danseuses portent le costume du Cap Caval.

 

La confiserie

La fabrique prend rapidement son rythme de croisière. Quel habitant du quartier ne se rappelle pas avoir mangé les gâteaux cassés que les ouvriers apportaient, le soir, à la maison ?

Comme il reste un espace libre entre l'usine et le lavoir, Mme Friant se lance dans la confiserie. Une grande cheminée est construite en 1939 par l'entreprise Joncour (le grand-père). Elle n'est pas en briques réfractaires rouges comme ses copines du quartier, mais en éléments de ciment. Ce n'est pas de la fumée qu'elle doit évacuer mais les vapeurs chaudes avec lesquelles sont cuits les bonbons. Les machines sont en place, tout est prêt.

 

La guerre

Hélas ! La guerre éclate. Pas de sucre, pas de bonbons ! A la biscuiterie, on travaille avec de la farine de châtaigne. On fabrique des biscuits de guerre. De temps en temps, l'occupant réquisitionne l'usine : lui, il a de la farine de froment et du beurre.

 

La confiserie ne démarre vraiment qu'en 1950. Les machines sont neuves mais déjà anciennes : elles attendent depuis 11 ans ! Elles vieilliront trop vite. En 1965, devant la forte concurrence de " La Pie qui chante ", on arrête les bonbons pour se lancer " à fond " dans la biscuiterie. La cheminée ne servira plus.

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gestion camping 21/12/2010 05:09



Heureux anniversaire journalistique, et bonne continuation pour le prochain parcours



Dédé 20/12/2010 15:06



Bon anniversaire au journaliste du quartier. Félicitation et merci pour la qualité du travail réalisé (la présence, les articles et les photos). Bonne continuation, c'est important pour le
quartier.



Patrick 20/12/2010 09:04



Bonjour André


 


Bon anniversaire journalistique... Effectivement localier ne fait pas dans le fait divers.. Toi tu fait le printemps du quartier avec tout ce qui bourgeonne, se greffe, grandi et muri.... Si
parfois une asso, une intitiave s'arrête ..; Gageons que de nouveaux habitants sauront engager d'autres actions..


 


A bientôt André