Dimanche 25 novembre 2007
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Deux repères sur ce plan de masse, le rond-point de Kermoysan et le Terrain blanc (en vert).
Les commerçants de la galerie marchande de Kermoysan, les responsables politiques et techniques du projet de rénovation urbaine ont débattu, jeudi soir, dans la salle du
conseil municipal, sur le devenir de la galerie.
Le centre commercial de Kermoysan est un projet privé. Construit en 1971 et rénové en partie 20 ans plus tard, il comprend 19 commerces dont deux actuellement vides. Il y a des
propriétaires exploitants, des propriétaires bailleurs et des locataires. Tous reconnaissent qu’il faut faire quelque chose mais « pas n’importe quoi ». Il savent les difficultés pour
trouver un successeur ou pour vendre les locaux. Et que, si on ne fait rien, ces difficultés ne feront que s’aggraver car la galerie vieillit mal.
Notre galerie a pourtant de bons atouts. D’abord, sa localisation. Peu de quartiers peuvent se féliciter d’avoir, en plein centre, un tel équipement diversifié, près de boulevards
et avec des parkings. Ensuite, l’importance potentielle de sa clientèle, dans un quartier populaire entouré de zones résidentielles, en pleine urbanisation, de Coat Ligavan à Prat ar Rouz, au
Corniguel, et un projet de plus de 300 logements derrière la mairie. Une clientèle qu’il faut fidéliser par son troisième atout, la qualité des produits. Tout en tenant compte du pouvoir d’achat
des habitants de cette zone urbaine sensible.
Une opportunité
Le projet de rénovation urbaine n’inclut pas le centre commercial. Mais dans le cadre de cette rénovation, le CUCS, le contrat urbain de cohésion sociale propose son aide. Une
opportunité qui ne se représentera pas de sitôt. Les commerçants en ont bien conscience.
Pour monter « quelque chose de bien », la ville et le CUCS ont fait appel à Epareca, un établissement public qui intervient au plan national pour redynamiser les
activités commerciales et artisanales dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville, comme Kermoysan. Epareca mobilise des fonds publics pour mener à bien ses opérations et
intervient dans une démarche d’opérateur-investisseur et gestionnaire des centres commerciaux restructurés. Déjà, une soixantaine d’opérations.
Déplacer le centre commercial
Après plusieurs mois d’études, Epareca a jugé que la meilleure solution était de démolir et de reconstruire le centre commercial sur ce qui est actuellement le parking du côté de
la vieille MPT. Ce ne serait plus une galerie fermée mais trois îlots de magasins autour d’une place-parking, avec vitrines sur rue, comme le montre le plan de masse du projet. Le Terrain blanc
retrouverait de l’espace.
Dans un premier temps, les commerçants, propriétaires de leurs fonds de commerce, seraient tous locataires des locaux d’Epareca, avec la possibilité, plus tard, d’en devenir
propriétaires. Tous ceux qui occupent actuellement la galerie seront reçus individuellement à partir de janvier pour discuter de l’indemnisation de leur magasin qui pourrait être détruit. Une
réunion générale se tiendra après les élections municipales. Ce sera l’heure du choix. Si la majorité est d’accord, le projet se fera. Sinon…
Le calendrier possible du projet
Pour faire place au nouveau centre commercial, il faut raser la vieille MPT, le local musique, le centre social et la halte garderie. Le cabinet des kinés ne bouge pas. Mais avant,
il faut construire sur le Terrain blanc la deuxième tranche de la MPT, la salle de spectacles et le pôle enfance. Le chantier du pôle est en route. Suivra la MPT. Pendant ce temps, les rues de
Vendée, de Picardie et d’Anjou poursuivent leurs transformations. Un « sacré » chantier, cette rénovation urbaine.
La galerie de Kermoysan n'a pas d'ouvertures sur le Bd de Bretagne.
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