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Publié par Penhars infos

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Au centre, les quatre tours des oiseaux, construites en 1965 (archives Penhars Infos).

 

Au moment où la rénovation urbaine à Kermoysan est en voie d'achèvement, Penhars Infos a pensé que vous aimeriez qu'on vous rappelle pourquoi, quand et comment ce quartier a été créé.

 

Penhars Infos qui a commencé son travail de correspondant de presse sur Penhars en 1990 a dans ses cartons tous les articles qu'il a écrit pendant 16 ans. " Une mémoire " du quartier que le journal Le Télégramme a accepté que je présente sur ce blog. Je le ferai donc, avec plaisir, de temps en temps.

 

L'article d'aujourd'hui : " Kermoysan : une ville complète ! ", est paru dans Le Télégramme le 20 février 2001. C'était à l'occasion d'une visite organisée par la ville pour faire découvrir le quartier.

 

" Quimper, ville d'art et d'histoire ", et Kermoysan fait aussi partie du patrimoine de la ville. " C'est un quartier nouveau qui a déjà un vécu. On en est à la deuxième génération ", explique Pascal Le Boédec qui, avec Jean Philippe Brumeaux, a guidé la visite de 50 personnes, dimanche après-midi, à travers rues, boulevards et chemins creux sur la butte de Penhars.

 

La ville, la campagne, la mer...

" La ville, la campagne et la mer d'un seul coup d'oeil. Est-il possible de trouver mieux ? " écrivait le maire Léon Goraguer à l'occasion de l'édification des premiers immeubles à Kermoysan. Vision champêtre, bien sûr, et pourtant, de nombreux balcons dominent la ville, la baie de Kerogan, les pays glazig, bigouden et fouesnantais. Une vue imprenable.

 

C'est à partir de la révolution industrielle, quelques années après la dernière guerre, que les enfants d'agriculteurs ont quitté la campagne pour trouver un emploi en ville. A Quimper comme ailleurs. Il fallait donc construire beaucoup et vite. Les progrès de l'architecture ont permis alors de réaliser rapidement les projets... Les premières HLM de Quimper ont été celles de Croaz-ar-Plouz et de Rosmadec.

 

Les plus hautes sur la butte

La décision de créer une zone à urbaniser en priorité (ZUP), à Penhars, a été prise en 1962. L'architecte municipal de l'époque, Henry Auffret, a dressé un immense plan de masse pour les zones de Kermoysan, Kergestin, Pennanguer et Le Merdy. Ce plan, remis à jour plusieurs fois de 1971 à 1976, prévoyait toutes les constructions à venir sur cette grande zone.

 

Son idée était d'exploiter la topographie du terrain : les immeubles les plus hauts sur la butte. Autour, les immeubles à quatre étages puis, en descendant vers le Merdy, des maisons mitoyennes suivies des maisons individuelles.

 

Les Oiseaux

Le premier coup de pioche a été donné en 1965. L'opération ZUP commençait par les quatre tours des Oiseaux, près du bois du Séminaire. Sont venus ensuite les immeubles des rues de Vendée et de Picardie. Puis la place d'Écosse, la rue d'Irlande, Kergestin.

 

Les locataires y ont découvert des logements clairs, assez spacieux et dotés du " confort moderne ", avec chauffage central, salle de bain et baignoire ! Ce que n'avait pas à l'époque la moitié des habitants du centre ville. Les normes d'insonorisation, hélas, n'étaient pas ce qu'elles sont aujourd'hui.

 

Logements sociaux et immeubles privés

En 1973, 1174 logements sociaux sont terminés et 800 autres sont lancés. Les immeubles privés apparaissent à partir de 1973. Chaque bâtiment est autonome en fonction d'un plan particulier mais doit respecter le plan de masse général tracé par Henry Auffret. Les constructions individuelles continuent de progresser. C'est ainsi que Kermoysan intègre à la fois habitat collectif et individuel, logements sociaux et immeubles privés, grands ensembles, bois et jardins.

 

L'architecte avait aussi prévu le centre commercial, là où il se trouve aujourd'hui, les écoles Louis-Hémon, Kergestin, Paul-Langevin, le collège Max-Jacob, la piscine près du lycée, une maison de retraite (Les Bruyères). En fait une ville complète et non pas une cité-dortoir.

 

C'est ce qu'ont voulu montrer Jean-Philippe Brumeaux et Pascal Boédec au cours de la visite. Le quartier de Kermoysan démontre un urbanisme bien intégré. Grâce, peut-être, à l'arrêt des constructions en 1977. (fin de l'article).

 

Pour mémoire, il était prévu des constructions sur le Terrain Blanc. La décision de ne pas faire ces constructions avait été prise à la suite d'une visite ministérielle. Un lecteur pourra peut-être nous dire de quel ministre il s'agit.

 

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Le Terrain Blanc en 2006.

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Commenter cet article

Leblanc 01/04/2010 17:38



Je suis d'accord avec les deux commentaires. Le terrain blanc va manquer aux habitants. Il nous manque déjà.Quand est ce quils vont déplacer la galerie commerciale?



kf 01/04/2010 14:02



Je suis tout à fait d'accord avec Christophe. Le nouveau terrain blance est devenu laid et surchargé. Et les batiments de la nouvelles MPT sont horriblements moches. PI, le terrain blanc
représentait à l'époque un vrai ESPACE de bien-être pour les habitants du quartier.



Christophe 31/03/2010 17:43



votre article est long ! mais intéressant. En voyant la photo du terrain blanc il y a seulement 4 ans je ne puis m'empêcher de penser que la renovation urbaine l'a trop chargé : l'immeuble hlm,
pole enfance la mpt et la salle de spectacle.