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Publié par Penhars infos

 

François Goulard, le député maire UMP de Vannes, bouffe du Sarko sans doute tous les jours. Goulûment. Et il le fait savoir, sans langue de bois.

Le 9 octobre dernier, sur le site " Reversus " chroniques politiques, David Doucet, étudiant en Master d'Histoire à Paris IV Sorbonne, a posté un long entretien avec notre François " poil à gratter ". Un entretien repris intégralement, le 12 octobre, sur le site de l'UMP première circonscription du Finistère. A majorité sarkoziste et qui, pour les prochaines élections, soutient la candidature de Bernadette Malgorn comme tête de liste. La " Sauveuse ", l'envoyée du dieu NS.

Pour ses lecteurs, Penhars Infos a extrait quelques réponses de François Goulard. Si vous voulez l'entretien complet, consultez l'un des deux sites. Mais sur le site de Quimper, vous pourriez découvrir un hymne à Bernadette ou, dans un autre article, une phrase assez curieuse : " Les Arabes de demain sont les agriculteurs d'aujourd'hui. Les rois du pétrole ce seront eux " !

Lisez tranquillement les saillies du député maire de Vannes. On en discutera après, si ça vous inspire. (Vous excuserez, je l'espère, la mauvaise qualité de la photo. Merci).

En 2004, avec l’arrivée de Nicolas Sarkozy à la tête de l’UMP…

Là, le mode de fonctionnement a complètement changé, l’objectif était désormais de servir

exclusivement les intérêts d’un homme. Je ne dis pas que ce n’est pas un choix logique et

stratégiquement judicieux, je note juste ce changement d’orientation.

Aujourd’hui, est-ce que l’UMP a un fonctionnement véritablement démocratique ?

Absolument pas. Il n’y a pas de fonctionnement démocratique. Je dirais que ce n’est pas

tellement une question de démocratie, parce qu’il y a toujours des élections. Mais ce que je

souhaite dire c’est qu’il n’y a pas de président élu au sein de l’UMP. Le Parti est désormais

dirigé depuis l’Elysée.

C’est un vrai changement par rapport à la conception traditionnelle de la présidence de la

République, qui a toujours été conçue comme un magistère au dessus des partis. Aujourd’hui

le chef de l’Etat reste en quelque sorte chef de son parti. Du coup, l’UMP est devenu un

instrument politique et n’est plus ce lieu de débat où des sensibilités différentes pouvaient

s’exprimer.


En ce qui concerne les régionales, comment interprétez-vous les difficultés que

rencontre Jacques Le Guen avec les primaires de l’UMP ?

Jacques Le Guen a été désigné par une majorité de militants UMP, et puis une candidate

apparaît et remet en cause ce scrutin. Nous savons pertinemment qu’elle est envoyée par

l’Elysée afin de ne pas laisser un villepiniste conduire la bataille des régionales en Bretagne.

C’est également comme une marque de méfiance à l’égard de la classe politique bretonne.

 
On se rappelle toujours de cette phrase dans le livre, L’Aube, la nuit et le jour, de

Yasmina Reza, dans laquelle Nicolas Sarkozy lâche : « Je me fous des bretons ».

Vous pensez qu’il a des difficultés à comprendre cette région ?

Oui, car dans une région comme la Bretagne, on accepte difficilement sa pratique du pouvoir.

Nicolas Sarkozy parle aux électeurs en fonction de leur qualité, un jour de consommateur, un

autre de gens soucieux de leur sécurité, à la manière dont le JT leur parle, et il n’a jamais tenu

compte de la dimension territoriale. Ensuite, la Bretagne est une terre d’accueil, et les thèmes

d’immigration ou de sécurité y passent donc plus difficilement.

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