Autour du monde

Météo

Publié par Penhars infos

tour7 002

Manuel Ferreira, Virgilio Ferreira, Manuel Henriquès et Adelino Fernandez, quatre des sept maçons qui ont construit la tour L3 de Kermoysan.

 

Une fois de plus, Penhars Infos a pioché dans ses archives. Voici ce qu'il avait écrit dans le Télégramme, le lundi 3 octobre 2005, quelques mois avant la démolition de la tour de Kermoysan.

 

" Chaque fois que je passe devant la tour, je suis fier du travail que j'ai fait ", déclarent, tour à tour, les maçons portugais qui l'ont construite. Et les travaux de démolition qui vont commencer bientôt, sont pour eux un vrai crève-coeur.

 

Ils sont sept, arrivés en France entre 1967 et 1969, de toutes les régions du Portugal. Manuel Henriquès, Manuel Ferreira, Virgilio Ferreira, Antonio Branquinho, Adelino Fernandez, Aderito Da Silva et Idalécio Santos sont jeunes , 28 ans de moyenne d'âge et mariés.

 

L'année de la Révolution

La construction de la tour a commencé en février 1974. " L'année est facile à retenir, déclare Manuel Henriquès. C'est celle de la Révolution des oeillets au Portugal. Je l'avais entendu à la radio ". Employés alors par l'entreprise Quéméner, de Landerneau, ils ont été contactés par l'entreprise Ducassou, basée à Lorient, pour le chantier de Quimper.

 

" Ducassou avait besoin de nous car nous étions des spécialistes du coffrage tunnel. Nous avions sérieusement négocié nos conditions qui ont été acceptées. Un très bon salaire, pour l'époque ", disent-ils. Un salaire motivant pour ces jeunes Portugais qui n'ont jamais rechigné au travail.

 

Un appartement par jour

Ils s'étaient engagés à monter un appartement par jour. Souvent des journées de dix heures. Un étage par semaine. comme la tour compte 14 étages, le chantier a duré six mois. " On commençait vers sept heures, parfois plus tôt ". " Le plus dur, avouent-ils, a été les fondations et les caves ". " Après, c'était la routine ".

 

En arrivant, le matin, ils décoffraient un appartement puis déplaçaient le coffre tunnel pour l'appartement suivant. Le béton, préparé sur place, était coulé par Marcel, le grutier français.

 

Comme un exploit

Pour eux, ce chantier reste un bon souvenir. D'abord comme un exploit, car c'était la première tour de 14 étages à Quimper. " Elle est solide et ils auront du mal à la casser ". Puis comme bonne ambiance entre eux. L'équipe était soudée et il n'y a pas eu d'accident.

Oui, ils sont fiers de leur travail et se consoleront, un peu, de cette démolition en contemplant les autres tours qu'ils ont construites dans le quartier, celles du Boulevard de France jusqu'au rond-point de Ludugris.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Serge 17/04/2010 14:17



Il est temps qu'on commence à reconstruire sur le quartier



André 14/04/2010 17:27



Félicitations à cette équipe de maçons portugais. Il avaient fait du bon boulot. Je comprends que la destruction de la tour a été un moment difficile pour eux.