Samedi 27 novembre 2010 6 27 /11 /Nov /2010 14:10

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Groupe de danse des Alévis de Quimper à la fête de quartier de Penhars en juin 2008 (archive Penhars Infos).

 

A la suite de la parution dans Penhars Infos de l'article sur la fête organisée au Terrain Blanc par l'association culturelle turque Alévi de Quimper (cliquez ici), plusieurs lecteurs du quartier m'ont demandé qui étaient les Alévis.

 

Pour répondre à cette question, je vais reprendre deux articles que j'avais écrits pour Le Télégramme en mars 2004, à l'occasion de la grande fête de la communauté Alévi de Bretagne à la MPT de Penhars.

 

En quête de reconnaissance

 

Souvent mal connus à travers le monde, parfois persécutés dans leur propre pays, les Alévis sont aujourd'hui en quête de reconnaissance nationale et internationale. Il sont plus de 15 millions en Turquie, sur une population totale de 67,5 millions d'habitants. [NDLR : depuis, la population turque s'est accrue].

 

On les trouve un peu partout dans le pays, avec une densité plus forte en Anatolie et en Thrace, la partie européenne de la Turquie. Ce n'est pas une ethnie. Ce qui les différencie des autres Turcs, c'est leur façon de vivre l'islam, une interprétation moins fondamentaliste.

 

L'arrivée de l'islam en Anatolie, au XIe siècle, a créé un choc culturel et religieux. Il en est sorti une vision différente du Coran, justifiée au XIIe siècle par Haci Bektachi Veli, basée sur la vertu et l'égalité individuelle. Les Alévis rejettent l'application des charias. Il n'y a pas de mosquée, pas d'obligation de prières quotidiennes, pas de pélerinage. Ils peuvent, s'ils le veulent, boire de l'alcool.Le jeûne est réduit à douze jours dans l'année.

 

Ils glorifient Allah par le chant et la danse. " Pour nous, explique le président de la communauté lorientaise, notre religion c'est avant tout notre façon de vivre, notre façon d'être ". Leur ville sainte  est Haci Bektachi Veli, en Turquie, du même nom que le fondateur. Un grand rassemblement y a lieu tous les ans au mois d'août.

 

La visite du " Dede ". (Archives mars 2004)

 

Les Alévis étaient plus de 200, dimanche, à la MPT de Penhars, réunis pour une fête culturelle et religieuse à l'occasion de la venue de Mihtab Guler, un " Dede ", chef spirituel, membre du comité national en Turquie.

 

M. Guler est actuellement en visite dans les différentes communautés Alévis dispersées en Europe. Garant de la tradition, il est respecté et peut servir de médiateur en cas de litige. Il a été accueilli en Bretagne par  Hasan Sarikaya, président de l'association de Quimper et par Hasan Elbasan, président de celle de Lorient. On compte une quarantaine de familles dans le Sud-Finistère et une centaine dans le Morbihan.

 

Chants et danses

Devant l'assemblée d'hommes et de femmes souvent jeunes, installés à Nantes, Lorient, Quimper, Briec, et de nombreux enfants, le chef spirituel a rappelé l'histoire des Alévis, leur appartenance à l'islam, leurs différences avec l'islam sunnite majoritaire en Turquie, leurs persécutions.

 

Tout autour de Mihtab Guler, étaient assis une dizaine d'anciens. Quand est venu le moment de la prière, ils ont été rejoints par les femmes les plus âgées et de jeunes adultes adultes pour former un cercle sur les tapis. La prière est une longue succession de chants accompagnés au saz, l'instrument traditionnel. Douze rites ont été respectés, comme celui de la lumière, de la purification et du pardon. La cérémonie s'est terminée par des danses.

 

 

Par Penhars infos - Publié dans : Associations
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Commentaires

Merci pour ces explications intéressantes.

Commentaire n°1 posté par Marianne le 27/11/2010 à 16h50

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