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Publié par Penhars infos

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51,6% d'abstention à Quimper, malgré la campagne ... municipale.

Je viens de trouver dans le blog " politique de la ville " un éditorial très intéressant qui me conforte dans certains " coups de gueule " que Penhars Infos a pu lancer ces jours-ci. Je vous livre cet édito tel quel.

Dépolitisation et abstention (17/03/2010)

La meilleure façon de se déresponsabiliser en politique reste d'accuser le peuple d'indifférence, d'abstention civique. 52 % des électeurs potentiels ne sont pas allés voter et ce serait donc de leur faute à ces ignares égoïstes, préférant la pêche à la ligne, la promenade dans les calanques ou la partie de boules. Trop simpliste, non ?!

Et si l'abstention disait autre chose que du je-m'en-fichisme civique dont on l'accuse. Et s'il s'agissait d'une réelle exaspération face à la dépolitisation... des politiques ? Quant au vote FN, il procède toujours d'un réflexe identitaire de rejet. Il met en charpie une démarche à la Besson de dragage des électeurs de la peur, de l'hétérophobie (la peur de l'autre), de la peur des minarets, des "basanés", de tout ce qui ne ressemble pas au « corps traditionnel français », dernière expression honteuse employée par Gérard Longuet. Le vote FN restera sans effet, mais il indique la profonde fragmentation sociale du pays, le rejet d'une politique communicationnelle. Comment ne pas comprendre le vote d'un électeur FN habitant un quartier sensible où les zones de non-droit s'étendent, où la petite délinquance continue son "train-d'enfer" alors que l'UMP, d'un seul bloc, assure que tout va mieux et que ses résultats en la matière relèvent de l'exploit ? Le vote FN est toujours un vote boomerang. Quand un électeur se sent abusé, il reste à la maison ou il vote FN !
Il ne faut pas se tromper d'analyse : l'abstention, ce n'est pas le peuple qui la crée, c'est l'absence de désir politique.

(Dans  " politique de la ville ".)

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Julien 19/03/2010 00:08



On peut piocher moultes références qui prétendent tout et son contraire… Il est évident que l’abstention est le reflet d’un problème
de communication entre l’émetteur (« les politiques ») et le récepteur (les électeurs). L’erreur serait la culpabilisation, aussi bien des uns que des autres…Ce duo est en fait
d’ailleurs un tryptique, puisque ce sont aussi les médias permettent cette communication entre les deux.


 


Ainsi, il est évident que les élus doivent davantage faire œuvre de pédagogie, y compris hors campagne électoral, et expliquer
partout, tout le temps, les raisons de l’action, l’action en elle-même et ses conséquences, les projets, les réflexions, l’avenir etc…Certains élus nationaux (ultra-minoritaires) doivent
également très certainement arrêter de se mettre en scène sur un mode permanent. Mais plutôt organiser des débats, réinvestir les amphithéâtres, bref renouveler les pratiques politiques et
militantes.


 


Parallèlement, l’électeur doit comprendre que sa vie à lui ne va pas forcément être bouleversé par l’action politique, mais qu’il
s’agit d’un ensemble, d’un « vivre ensemble », et que c’est aussi celles et ceux qui en ont le plus besoin qui sont les premiers concernés. Il doit aussi faire l’effort intellectuel et
pédagogique de s’intéresser, se documenter pour faire des choix (sur 11 listes de l’extrême gauche à l’extrême droite, en passant par des listes régionalistes..comment ne pas se
retrouver..).


 


Les journalistes peuvent aussi arrêter de s’intéresser aux minorités qui se mettent en scène au profit des projets qui sont portés.
Quand Vincent Peillon travaille avec Marielle De Sarnez, Robert Hue et d’autres toute une journée sur un projet envers la jeunesse, et que les médias ne retiennent que la venue imprévue de
Ségolène Royale, sans dire un mot sur les propositions c’est de la désinformation flagrante et de la contribution directe à la décridibilisation de l’action politique…


 


A ce niveau de désintéressement et d’incompréhension, il est évident que chaque acteur doit s’interroger et renouveler son mode de
pensées.