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Publié par Penhars infos

 Medhi Seddouk, président de l'association culturelle des Musulmans de Quimper.


Il n’y avait pas urgence. Et pourtant ce matin les ouvriers de Quimper Communauté ont enlevé la clôture qui séparait le jardin du curé de celui de l’imam, à Penhars.

 

Aucun des deux n’est propriétaire de son jardin. Le terrain appartient à la Ville. Les employés municipaux entretiennent le jardin du presbytère. Avec bonheur, d’ailleurs. Un vrai petit bijou, un décor de carte postale. Un jardinet clos, jusqu’à ce matin, par un grillage doublé d’une haie aux essences diverses.

 

100 m2

Cette clôture a été posée par la Ville de Quimper il y a une vingtaine d’années. On ne sait plus pourquoi. De l’autre côté, une parcelle d’une centaine de m2, longtemps restée en friche jusqu’à la construction de la mosquée.

 

C’est l’iman qui la cultive depuis dix ans. Des légumes, des plantes aromatiques et des arbres fruitiers. Poiriers, pommiers, figuiers et pruniers. Faisant l’admiration des voisins de la rue d’Irlande. « A l’époque, explique-t-il, la municipalité n’a rien dit ». « Il n’y avait qu’une seule interdiction, celle de construire ».

 

Un courrier

Hier, le 18 août, Mehdi Seddouk, président de l’association culturelle des Musulmans de Quimper, a reçu un courrier, posté le 17, signé Daniel Le Bigot, adjoint chargé de l’urbanisme et du cadre de vie, annonçant qu’on allait détruire la clôture « afin d’assurer le bon entretien du terrain et d’en faciliter l’accès au public ».

 

Les ouvriers sont arrivés ce matin 19 août. Le grillage n’a pas tenu longtemps. Le muretin est plus coriace. « Ce sont de drôles de façons », s’indignent le président et l’imam. « On aurait pu discuter et au moins attendre que l’on puisse transplanter les arbres fruitiers ». Ils s’adressent en haut lieu. Penhars Infos aussi.

 

Convention

Bingo ! Le chantier est suspendu. Le projet, tel qu’il est lancé, n’est pas défendable. D’autant plus qu’il y a trois mois, la ville a lancé des conventions permettant à des particuliers de cultiver des espaces publics ( voir Maurice sur Penhars Infos). Une ingénieure s’est déplacée sur le site cet après-midi, accompagnée du chef de projet de la cohésion sociale. Le dialogue est amorcé.

 

Un dialogue qui sera poursuivi quand le curé, qui n’y est pour rien, sera de retour. Pour le moment le prêtre ignore tout de cette histoire. Il passe quelques jours dans sa famille.


Le jardin du presbytère.


Le verger-potager de l'Imam.
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douk musulman 13/11/2010 23:53



Bonjour,


En aucas cas l iman ne dois jouir du jardin a titre personnelle , mais doit faire profiter les gens a faibles revenus , ce qui est logique    .


Depuis quant un imam doit s approprier a lui seul le jardin qui appartiens a la Mairie



Khadija . z 16/04/2010 17:57



Les jardins appartiennent a la ville , et c est la ville qui doit décider pour ce terrain qui sert a titre personnel a  l imam et non au citoyens de la ville , puisque la mosquée n
appartiens pas a l imam non plus .


 


 


 



paul 25/08/2009 15:34

Dans cette drôle d'histoire, la ville a agi a l'encontre de ce qu'elle prétend appliquer: le dialogue.