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Publié par Penhars infos

 Les visiteurs pourront traverser la cour.

C’était il y a longtemps, à l’époque où il faisait soleil presque tous les jours. Le 10 juillet, exactement. Nous étions nombreux au prieuré de Locmaria, magnifiquement rénové.

 

La cour était là. Lumineuse. « La cour est à nous, à la ville », déclare Bernard Poignant, le maire, rayonnant. « On » inaugure. Autour du maire, presque tous ses adjoints et conseillers municipaux PS. Le député aussi et le préfet. Que du beau monde pour cette inauguration.

 

Puis le maire ajoute : « Les bâtiments appartiennent à Christophe Barillé, fondateur de « François 1e Finances ». Une entreprise qui a entièrement restauré les bâtiments délabrés, avec l’aide de Daniel Lefèvre, architecte des Monuments historiques. Un projet privé, sans la moindre subvention, pas même de la DRAC.

 

XVIIe/XVIIIe

Deux ailes. L’une du XVIIe, dans laquelle, à l’étage, sont aménagés des bureaux. L’autre, du XVIIIe. On vient d’y construire 10 logements, tous vendus. Les deux rez-de-chaussée sont occupés par des salles d’exposition louées par la ville.

 

Ce prieuré, classé monument historique, a abrité d’abord des religieuses. Elles ont été dispersées par la Révolution. En 1810, l’Empire le donne à la ville pour qu’elle y installe des militaires. « Le Quartier Émeriau » a été occupé par les Allemands pendant la guerre. La Ville ensuite y loge des personnes en grandes difficultés.

 

« Le carrousel »des projets

Les bâtiments sont vidés quand ils deviennent trop délabrés. « Une verrue » collée à la très belle église romane de Locmaria. Les municipalités successives commencent à élaborer des projets contrecarrés à chaque fois par une forte opposition. « On » propose une Ecole des Beaux-arts en 1975, une école de musique en 1980/81, une auberge de jeunesse en 95/97, un centre des métiers d’art en 2001. Rien à faire ! Tout capote.

 

Jusqu’à ce que Christophe Barillé vienne se garer, un jour de 2005, près de ce magnifique bâtiment historique délabré. Le coup de foudre ! Il propose à la Ville de l’acheter. L’affaire est conclue assez rapidement. On annonce alors une Résidence hôtelière. Le maire en parle même dans son discours.

 

Contraintes urbaines

« Pas de résidence hôtelière » lui répond le promoteur. « A cause de contraintes urbaines ».  Et Toc ! Par contre, il y aura comme prévu et dans un an, un restaurant dans l’annexe, pour le moment en ruine, du prieuré.

 

Le prieuré patrimoine historique de la ville est devenu privé. Mais la cour « qui est à nous » est accessible au public, aux Quimpérois. Qui pourront la traverser pour accéder aux salles d’expositions des rez-de-chaussée. L’exposition actuelle « Quand le Pinceau signe avec l’Aiguille » avec l’école de Broderie de Pascal Jaouen et la faïencerie HB-Henriot est très intéressante. En place jusqu’au 20 septembre 2009.


Le prieuré, l'église romane et le cloître, un ensemble remarquable.




D'ici un an, cette annexe du prieuré sera transformée en restaurant.
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Jean 01/08/2009 17:51

C'est joli sauf la gouttière sur la première photo.

Ewen 25/07/2009 10:26

C'est bien que des investisseurs privés aient réussi à en faire quelque chose de ces ruines. Chapeau également d'avoir réussi à finaliser leur projet sans argent public (Ce qui est rare en France).Grâce à Penhars Infos, on sait que maintenant tout propriétaire privé Quimpérois disposant d'une serviture sur le domaine public, pourra solliciter les services de la Ville et tous les élus municipaux, ainsi que le Préfet  pour un pôt d'inauguration à la fin de chaque travaux (Boire et manger à la charge du contribuable of-course !).La prochaine fois que je construit un barbecue en terre cuite dans le jardin, je fais venir Le Maire, Le Préfet, le Président du Conseil Général, tous les élus locaux, ainsi qu tous les habitants de mon quartier à faire une garden party géante. J'imagine déjà la tête de mes voisins.Je crois que ne vais plus toucher terre pendant quelques jours, après cela !Franchement la classe !