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Publié par Penhars infos

 Le foyer des Bruyères, au bourg de Penhars (archives Penhars Infos 08).

 

Quand Penhars Infos a évoqué, récemment, le projet d’implantation d’une maison de retraite dans le quartier du Corniguel, plusieurs lecteurs ont réagi. Un commentaire parlait d’un site bien trop calme, voire ennuyeux, pour les personnes âgées.

 

Une réflexion que, par expérience familiale, partage totalement Penhars Infos. Les journées paraissent  longues pour une personne à mobilité réduite comme le sont beaucoup de résidants des EHPAD. Et les animations, dans ces établissements, sont limitées, par manque de personnel et de budget spécial.

 

Les personnes qui peuvent sortir le font, si le terrain aux alentours est plat, s’il fait beau, si elles ont une petite course à faire, si…et si… Les autres restent dans leur chambre. La télé, peut-être, le tricot ou rien. Comme celles qui sont assises dans une salle commune, côte à côte. L’attente. Du repas ou d’une visite. « Ah, soupirent-elles, on voudrait bien voir nos petits enfants ! ».

 

La rue, le mouvement

Le temps semble moins long pour les personnes âgées qui ont la chance d’avoir une chambre qui donne sur la rue. Une artère très animée, de préférence, comme aux Bruyères au bourg de Penhars. Elles voient la vie, des jeunes, des vieux. Elles entendent les bruits de la vie : les camions, les bus, les voitures et les motos…les cortèges des mariages et leurs klaxons… Elles sont toujours au monde.

 

Avenue du Corniguel

Dans le projet d’implantation d’une maison de retraite au Corniguel, deux sites sont régulièrement avancés. Le terrain de la chapelle Saint-Yves et celui de la maison communale du  Moustoir. Le premier, près de l’avenue du Corniguel, bien fréquentée, plaît à une partie des habitants du quartier. Il appartient à l’Évêché qui ne va pas le donner. Il est trop petit pour y construire un hébergement pour 90 résidants et toutes les salles annexes.

 

Le second, celui du Moustoir, a les faveurs de la municipalité qui en est propriétaire, et de l’autre partie des habitants du quartier. Ils espèrent que la mairie, après la destruction de la maison communale, achètera le terrain Saint-Yves pour y construire une vraie maison de quartier.

 

Un leurre

Ce terrain est situé dans une zone très calme, presque dans une impasse. Tout autour, des pavillons. Pour étayer son choix, Daniel Le Bigot, l’adjoint chargé de l’urbanisme et du cadre de vie, expliquait, dans la presse papier, qu’il trouvait ce site intéressant pour une maison de retraite car il permettrait une relation intergénérationnelle avec les habitants voisins. Un leurre ! Aucun EHPAD n’entretient réellement de relations suivies avec son entourage.

 

Terrain pentu

La fondation Massé-Trévidy qui gérera cette maison de retraite, demandait un terrain d’un hectare (compte-rendu du conseil municipal du 13 juillet 07). Celui du Moustoir n’atteint pas les 8000 m2. Trop petit aussi pour accueillir 90 résidants. A moins de construire en hauteur, ce qui ne se fait plus pour héberger des personnes âgées. Enfin, le dernier défaut de ce terrain est qu’il en « pentu ». Pas facile pour la circulation des personnes âgées ou des fauteuils roulants.

 

Au Cap Horn

Au cours de ce conseil municipal du 13 juillet 2007, André Paubert, alors conseiller municipal et président de l’ARPAQ, s’était demandé « si un site tel que celui de la caserne des pompiers [en ville, au Cap Horn] qui sera prochainement libéré, ne ferait pas un excellent site pour implanter une maison de retraite ». André Guénégan lui avait répondu : « C’est une idée qu’on étudiera ». L’idée avait été acceptée au bureau municipal. La caserne des pompiers et l’ancienne école de la rue Bourg-lès-bourg. Sur un terrain plat, « dans la vie », près des commerces et du chemin de halage. Depuis, on a changé de municipalité.

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Simone 10/04/2009 16:27

Je ne sais pas si je suis totalement d'accord avec vous. Mais votre article me fait réfléchir. Si je ne pouvais plus rester chez moi, où accepterais-je d'aller finir ma vie.