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Publié par Penhars infos

Allez scargot, allez scargot, allez. Ecce helix !


Le sauveur peut-être du bois de Kergestin. Car l’escargot de Quimper est une espèce protégée (voir ci-dessous la documentation savante). Et s’il habitait du côté du chemin de la Cascade, dans la zone humide et boisée, il pourrait bloquer un certain projet appelé « Kervalguen Kergestin » que Penhars infos a évoqué en long et en large depuis janvier.

 

L’escargot joue la star, cette semaine, dans les commentaires de Penhars infos. Grâce à un groupe d’habitants de Kermoysan. Chers lecteurs, si vous avez bien suivi les précédents épisodes, vous avez compris que Youn était l’escargot de la campagne et que l’escargot de Quimper s’appelait Edouard. C’est (le)clair, non ?

 

Cliquez sur la vidéo et vous verrez la bête dans toute sa splendeur. Quinze secondes de bonheur.

 

Nota bene : Je peux vous dire de cliquer sur la vidéo mais je n’ai pas le droit de vous inciter à cliquer sur les pubs.






 

Escargot de Quimper

Elona quimperiana

 

Description

Cet escargot est facilement reconnaissable à sa taille de l’ordre de 30 mm et à sa
coquille caractéristique. Celle-ci, brun chamois ou jaune à brun pâle, est maculée de taches noires visibles lorsque l’animal est vivant. Elle est aplatie et constituée de 5 à 6 tours de spires s’enroulant dans le sens des aiguilles d’une montre, autour d’un ombilic* prononcé. Comme chez la plupart des escargots, la coquille est bordée (bourrelet au niveau de l’ouverture) uniquement chez les adultes.

Biologie et écologie

L’activité d’Elona quimperiana est semi-nocturne. Dans la journée, il reste le plus souvent inactif sauf par temps nuageux et températures moyennes, a fortiori par temps pluvieux. Au cours de l’hiver, les individus et particulièrement les jeunes sont en repos hivernal. On les trouve alors sous le bois mort, dans des galeries de micro-mammifères*, dans les litières épaisses et les amas de cailloux. La longévité de cette espèce est de deux ans et demi à trois ans.

L’Escargot de Quimper se nourrit surtout de feuilles mortes de chênes ou de hêtres et des champignons qui se développent sur le bois mort. Les individus sont adultes à l’âge de deux ans et ont deux périodes de reproduction dans l’année : avril mai et septembre-octobre. Les pontes sont le plus souvent déposées profondément dans des microgaleries, au pied des chênes et des hêtres, ou sous les tas de bois mort.

C’est une espèce endémique de France et d’Espagne (Corniche cantabrique). En France, il ne fréquente que deux régions fortement pluvieuses de la façade atlantique, la Bretagne et le Pays Basque. A la pointe occidentale de la Bretagne, il s’observe dans divers milieux comme le bocage, les zones herbacées humides, les petits bois et les forêts. Au fur et à mesure que l’on se déplace vers l’est de cette région, on ne le rencontre plus que dans son habitat* de prédilection, les grandes chênaies-hêtraies sombres et humides.


Espèce protégée aux niveaux national (arrêté du 26/11/1992), européen (Annexe II et IV de la
directive Habitats) et international (Annexe II de la convention de Berne), figurant sur la liste rouge des espèces menacées de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature. La disparition progressive de certains massifs boisés et du bocage, tend à morceler son habitat*,
pouvant mettre en péril à moyen ou long terme la survie de l’espèce.

Texte extrait du site www.bretagne-environnement.org

(Férussac, 1821)
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