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Un brin de nostalgie pour les anciens, une découverte et beaucoup d'étonnement pour les plus jeunes. Le Cornouaille accueillait aujourd'hui les " vieux métiers ", sur le quai en fête.
Je vous propose quelques photos. A vous, lectrices et lecteurs, de retrouver le nom des ces métiers.




Hier, à l'espace St-Corentin.
Penhars Infos vous a déjà parlé des ateliers gratuits d'initiation à la danse bretonne, tous les après-midi du Cornouaille, à l'espace St-Corentin.
Un très grand succès, tant pour les adultes que pour les enfants. Chez les p'tits, hier, j'en ai compté près de 150 ! Qui dansaient en reprenant en chœur les paroles des polkas et autres danses-jeux proposées par Thierry, Raymond et Alan. Ah oui ! " On a eu du goût ".
La harpiste Sarah Coënt-Léon.
Le trophée Ceili qui s'est déroulé hier, à l'espace St-Corentin est ouvert, tous les ans, aux solistes qui pratiquent un instrument acoustique, quel qu'il soit.
Neuf musiciens ont participé à ce Trophée. On y a entendu du biniou koz, du violon, de la harpe, de l'accordéon et le hang de Gwenvaël Delanoé (voir article précédent)..
Cinq prix ont été décernés.
1- Gwenvaël Delanoé (hang).
2- Yannick Martin (biniou koz).
3- Thomas Moisson (accordéon).
4- Gabriel Faure (violon).
5- Virginie Le Furaut (harpe).
Hier, découverte de la peinture à l'aiguille au stage de broderie.
Tous les ans, le festival et la confédération War'l Leur organisent un stage de broderie pendant la semaine du Cornouaille.
Cette année, l'atelier s'est posé à " l'espace Finistère ", 5 rue Amiral Ronarc'h. On peut s'inscrire à la journée ou pour la semaine complète. A chaque jour, un point différent. Le perlage, la broderie Richelieu, la peinture à l'aiguille, le filet et le neudé. Quand Penhars Infos est passé, hier, nos brodeuses travaillaient la peinture à l'aiguille, expliquée par Hélène Cario. Elles étaient sept. De Quimper, de Charente et de Seine et Marne.
Ici églantine !
La peinture à l'aiguille est du travail avec du fil mouliné et une aiguille à chas long. " Tout le matériel est fourni ", explique Hélène " et elles l'emportent le soir pour finir leur ouvrage à la maison ". L'essentiel de la journée étant de bien apprendre la technique.
Le modèle du jour était une branche d'églantine avec fleurs, boutons et feuilles à réaliser au passé empiétant. (voir la 2ème photo).
Aujourd'hui, on apprend le filet et demain, le neudé, un point typiquement bigouden.
La peinture à l'aiguille.
A la recherche d'un sujet pour le Cornouaille Quimper, Penhars Infos a pris cette photo sur le quai en fête. Avez vous une idée de ce que ça peut être ?
Le hang, vous connaissez ? Penhars Infos l'a découvert aujourd'hui sur la scène de l'espace St-Corentin, à l'occasion du trophée Ceili.
" C'est une sorte de pot de fleurs métallique à l'envers ", plaisantait Gwenvaël Delanoé, le jeune musicien de 15 ans qui a étonné et les spectateurs et le jury de ce concours. Un instrument de musique suisse que son père a acheté il y a quatre ans. Une sorte de steal-drum de Jamaïque que l'on frappe avec les doigts et qui produit des sons aigus ou graves selon l'endroit que touche le doigt. Des notes de métallophones.
" J'ai découvert l'instrument petit à petit " déclarait Gwenvaël. D'instinct, en deux ans. Et au concours, il nous a joué une marche et trois reels irlandais, brillamment.
Elles n'ont pas eu peur, nos trois jeunes bigoudènes en costume, du cercle de Pont-l'Abbé, de se faire " croquer " par un caricaturiste installé au village de "Quai en fête ".
Une petite appréhension, quand même. Mais finalement, en découvrant l'œuvre de l'artiste, elles ont éclaté de rire.
Muriel Kergourlay, Reine de Cornouaille 2009.
Qui succèdera, dimanche, à Muriel Kergourlay, l'actuelle Reine de Cornouaille ? Impossible de le dire. Et avec 15 postulantes, le travail du jury sera particulièrement difficile.
Penhars Infos vous donne la liste des candidates. Les photos n'arriveront que samedi. Pour le moment, en commentaire, je vous invite à encourager celles que vous connaissez.
En cliquant ici, vous trouverez les étapes de l'élection de la Reine.
Mona Ropars, Nolwenn Korbel, Guy Riou, président de l'université d'été, Yvonnig Le Merdy, Solenn Gorgeault (radio Kerné), Viviane Hélias, Hélène Cario, hier à Ti ar Vro.
Tous les ans, pendant le Cornouaille de Quimper, le festival et Ti ar Vro organisent une université d'été. Cinq jours de réflexion et de débats sur des thèmes autour de la Bretagne.
Le thème retenu cette année est : " Les femmes en Bretagne : d'hier à aujourd'hui une place privilégiée ? ". Un sujet intéressant qui tous les matins, de 10 h à 12 h, attire de 50 à 60 personnes. Lundi, on a parlé du matriarcat, mardi des femmes dans la culture ou la musique bretonnes, aujourd'hui parle des femmes dans le monde du travail et de l'économie, jeudi, les femmes en littérature en Bretagne et vendredi, des femmes en politique.
Une passion
Hier, Penhars Infos a suivi le débat sur les femmes dans la culture ou la musique bretonnes, animé par Solenn Gorgeault de radio Kerné. Suivant les différentes expériences des personnalités invitées à ce débat, on a abordé plusieurs thèmes. Un premier constat : aucune des invitées n'a ressenti qu'elle avait à se battre plus que les hommes pour être reconnue dans son domaine. Elles vivent une passion et se sont fortement investies pour faire avancer les choses. Nolwenn Korbel, chanteuse, compositeur et comédienne a reconnu cependant avoir connu, un moment un problème, non pas parce qu'elle était femme mais parce qu'elle chantait en breton.
Peu de femmes dans les bagadoù ? " Ça dépend des groupes ", affirme Mona Ropars, du bagad du Moulin Vert. Et elles y sont de plus en plus nombreuses. Viviane Hélias, " la mère des sonneurs " qui, avec Hélène Cario, a écrit deux livres sur la Broderie en Bretagne et Dentelles en Bretagne (voir Penhars Infos), a évoqué son long travail dans les cercles celtiques, dans de nombreux comités des fêtes bretonnes et pour le renouveau de la broderie jusqu'à en faire un art populaire reconnu. Une vie intense, de la passion qui lui ont valu de recevoir le collier de l'Hermine.
Le combat de Diwan
Autre passion, celle de Yvonnig Le Merdy pour la défense le la langue et la culture bretonnes. " Le combat pour les écoles Diwan a été celui des femmes et des mères de famille qui voulaient transmettre leur langue à leurs enfants ", a-t-elle déclaré. Et elle a ajouté " La femme en Bretagne ne s'est pas laissé faire ! "
Une dernière question pour clore le débat : " En Bretagne, il y a beaucoup de femmes dans le monde culturel, mais sont-elles visibles ? ".
Florent Patron, directeur des éditions Coop Breizh, Jean-Philippe Mauras et Ronan Gorgiard, les auteurs du livre.
Jean-Philippe Mauras, directeur du festival " Cornouaille Quimper " et Ronan Gorgiard, journaliste à Ouest France, ont présenté, ce midi, le livre " Cornouaille, de Fêtes en Festival à Quimper " qu'ils viennent de publier aux éditions Coop Breizh.
Étonnant, sans doute, mais il aura fallu attendre 87 ans avant que ne soit publié un album sur la grande manifestation culturelle quimpéroise. C'est chose faite, enfin ! Un livre de 176 pages, avec une riche iconographie, qui en retrace son historique. De la première Fête des Reines, en 1923, aux Fêtes de Cornouaille puis au Festival de Cornouaille et au Cornouaille Quimper, cette année.
Du fond et des anecdotes
" Un survol chronologique mais avec du fond et beaucoup d'anecdotes " précise Jean-Philippe Mauras. " On y voit l'histoire du festival mais aussi l'Histoire ", ajoute Ronan Gorgiard. L'évolution de la société, les manifestations, la contestation des jeunes qui ne voulaient porter les costumes traditionnels...
Le livre présente un poster de toutes les reines. Toutes, sauf une, celle de 1928, Annaïs Plouhinec d'Audierne, dont on ne trouve aucune photo. Il donne également les listes de tous les lauréats des différents concours, de musique et de danse, depuis leur création.
Prix de vente : 25€. Le livre est complété par un CD (15€).
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