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Publié par Penhars Infos

Violences urbaines : communiqué de Kemper en Avant

Communiqué de Kemper en Avant

 

Les phénomènes de violences en bandes qui se répandent depuis l’été dernier à Brest comme à Quimper sont insupportables pour les habitants des quartiers qui en sont les premières victimes, pour les pompiers dont le seul but est de venir en aide aux populations, pour les forces de l’ordre qui ont mission d’assurer la sécurité dans tous les quartiers.

Elles sont le fait d’un petit nombre d’individus dont les exactions et les violences gratuites ne doivent pas venir gangrener Kermoysan, quartier dynamique, bien doté en services publics, en équipements et en propositions culturelles, avec une vie associative intense où s’impliquent fortement les habitants.

Il ne doit y avoir aucune impunité pour les acteurs de ces faits qui agissent comme si l’espace public leur appartenait. Les meneurs sont manifestement connus dans le quartier et par les services de police. Il faut une réponse judiciaire ferme et sévère qui mette ces meneurs à l’écart du quartier, d’abord pour protéger la population, ensuite pour que les jeunes qui les suivent sachent que la société n’accepte pas ces violences et sanctionne sans indulgence ceux qui s’y livrent.

Les autorités publiques doivent mettre en place tout de suite des aides pour les victimes :  cellule d’écoute pour les habitants traumatisés par ce climat de violence, moyens de mobilité pour ceux dont le véhicule a été brûlé (mobilisation de Mobil emploi, etc), prise en charge de l’enlèvement des épaves si nécessaire.

A plus long terme, il faut repenser les façons de restaurer l’estime dans les services de police et les pompiers chez les jeunes du quartier. Cela passe par une relance d’un travail de prévention et d’éducation associant l’ensemble des professionnels qui côtoient les jeunes (établissements scolaires et accueil périscolaire, MPT, médiathèque, service de prévention, travailleurs sociaux). Il faut aussi repenser l’image de la police auprès de ces jeunes : elle vient de ce que les jeunes connaissent davantage la police au travers d’opérations coup de poing que d’une présence au quotidien qu’il faut assurer de nouveau.  (Pour mémoire, le poste de police de Penhars a fermé ses portes en avril 2018). Il faut enfin développer encore les contacts entre les jeunes et les pompiers au travers de stages, d’interventions dans les écoles.

Le remède unique face à ce type de délinquance n’existe pas. Les caméras de surveillance n’empêcheront pas ces déferlements de violence urbaine.

Mais une gouvernance locale de la sécurité avec l’ensemble des acteurs concernés, élus, bailleurs sociaux, partenaires associatifs, professionnels à l’œuvre dans le quartier, force de police, peut permettre une meilleure prévention et une connaissance fine des difficultés particulières du quartier.

 

 

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cr 14/09/2019 11:20

et les parents? ce sont eux qui font ce que leur enfant est aujourd'hui....la solution est la: moins de laxisme des parents