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Publié par Penhars Infos

Festival REVA (archive Penhars Infos juin 2018)

Festival REVA (archive Penhars Infos juin 2018)

Suite aux dégradations qu’a connu le quartier de Kermoysan le soir d’Halloween, je souhaite tout d'abord exprimer mon soutien aux forces de l'ordre, aux sapeurs-pompiers, et, aux habitants ayant vécu ces moments d'angoisse et de désolation. Si le phénomène est national, la ville de Quimper n’est de fait, pas épargnée.

Face à cette déferlante de violence gratuite, comment ne pas ressentir inquiétude et colère ?
Inquiétude d'abord, car ces événements mettent en exergue ce que vivent très régulièrement les habitant-e-s de ce quartier. Malgré un tissu associatif dense, une vitalité des actions collectives et une réelle solidarité entre les citoyens, la violence existe de manière insidieuse : verbale ou physique, dans la rue, dans les écoles, entre enfants, entre enfants et adultes. S'agit-il d'un sentiment de montée de l'insécurité ou d'une réalité ? Nous disposons d'un certain nombre de données (recueils d'informations préoccupantes en direction du conseil départemental, signalements au procureur, plaintes déposées, signalement d'incidents en milieu scolaire etc.…). Le prochain conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance pourra faire une première évaluation globale de la situation.
Colère également, car si, comme le dit le Maire de la ville sur les réseaux sociaux, « cette minorité agressivité et sournoise est clairement visible et identifiée », on peut se demander quelles sont les réponses apportées au quotidien ? De quelle minorité agressive parle-t-on exactement ?

De toute évidence, les réponses apportées sont insuffisantes, et, à minima, peu efficaces. Les solutions miracles n'existent pas, nous en conviendrons tous. Les décisions de justice doivent être appliquées et les « minorités agressives », interpellées. Le problème est de fond et la posture ne suffit plus. C’est pourquoi il est devenu indispensable d’organiser des assises publiques de la sécurité, réunissant tous les acteurs concernés (forces de l’ordre, justice, Education nationale, collectivités…). Ces assises doivent être publiques, car il est essentiel que les quimpérois puissent s’exprimer sur ce qu’ils vivent. Il est également essentiel de prendre de la hauteur en invitant des experts extérieurs de la question pour élaborer un véritable plan de la sécurité, concerté, apportant des réponses concrètes et fortes sur les champs répressif et préventif.

Si la jeunesse est pleine de ressources, elle a également besoin d’un horizon fait d'espoir et de perspectives. Pour cela, nous devons, collectivement, border le chemin et le sécuriser.

Isabelle ASSIH,
Conseillère départementale de Quimper

Isabelle Assih

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Commenter cet article

jean marc 02/11/2018 18:48

Vous ete une villes rascistes

Juste 04/11/2018 19:25

On peut être intelligent toute sa vie et stupide un instant