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Publié par Penhars Infos

Guillaume Menguy, adjoint au maire chargé de l'urbanisme

Guillaume Menguy, adjoint au maire chargé de l'urbanisme

Le 14 février, Penhars Infos publiait une article sur le projet immobilier " haut de gamme " sur un terrain vendu par l'établissement public de santé mentale Gourmelen à Quimper. Guillaume Menguy, adjoint chargé de l'urbanisme, du cadre de vie, de la voirie, de la rénovation urbaine et des espaces verts a souhaité apporter quelques précisions aux lecteurs.

 

G.Menguy. : Avant toute chose, commencer par préciser que la Ville de Quimper n'est pas l'acquéreur de ce foncier vendu par l’Établissement public et qu’elle veille à encadrer le projet pour qu'il s'intègre au mieux dans un contexte urbain particulier. C'est là aussi du renouvellement urbain !

 

Penhars Infos : " Quimper manque de terrains pour construire des logements sociaux. C'est notoire, surtout depuis la rénovation urbaine puisqu'il n'y a plus le droit de construire des logements sociaux à Kermoysan ".

 

G.Menguy. :. Contrairement à ce [que dit Penhars Infos], ces derniers [les bailleurs sociaux] n'ont pas de difficultés à monter des opérations de logements sociaux à Quimper et la municipalité les considère comme des partenaires indispensables, solides et incontournables afin de satisfaire une ambition régulièrement affichée de produire une offre de logement importante permettant "d'accueillir toutes les populations" sur le territoire communal (c'est même un axe de notre PLU qui sera soumis au vote du Conseil municipal dans quelques semaines).

 

Penhars Infos : De plus en plus, dans les réflexions nouvelles sur l'urbanisme après quelques échecs explosifs, on parle de mixité sociale....Alors, 8 ha, dans un cadre " exceptionnel " , on peut partager.

 

G.Menguy : Gourmelen n'échappe pas à la règle, sauf que sur ce site, des logements sociaux sont déjà présents en nombre puisque l'OPAC avait réhabilité une partie des bâtiments de la rue du docteur Pilven (60 logements environ) et vient de construire de nouveaux immeubles le long de la rue de l'hippodrome (82 logements). Avec ces 142 logements sociaux, la mixité sociale est donc, en quelque sorte, "pré-existante" à Gourmelen mais, pour autant, nous ne ferions pas obstacle à une intervention complémentaire d'un bailleur social dans le cadre de la nouvelle opération qui, bien que prenant place sur une emprise foncière importante, ne permettra pas la production de plus de 250-300 logements.

 

P.I. : Et notre adjoint à l'urbanisme qui préconise à Gourmelen du haut ou très haut de gamme peut s'appuyer sur le PLH (programme local de l'habitat) 2011-2016, élaboré et signé à l'époque où la gauche et les Verts tenaient les rênes. Il propose d'offrir " un produit susceptible de concurrencer l'attrait des communes littorales, du pavillonnaire sur de grands terrains " et tout ça, " dans la ville centre ".

 

G.Menguy : Le PLH avait raison d'avoir l'ambition de retenir une population qui doit pouvoir s'installer à Quimper. Ce que je regrette, c'est qu'entre l'ambition et les actes il n'y a pas eu de cohérence sous le dernier mandat Socialiste-Vert car l'offre de logements (et particulièrement en matière de terrains à bâtir) était résiduelle. Sans attendre le futur  PLU qui renforcera cette ambition, la nouvelle municipalité s'acharne au quotidien à permettre la réalisation de nouvelles zones d'habitat pour que Quimper puisse à nouveau gagner des habitants (à Linéostic, à Kernoter, à Kervalguen notamment). Et il va falloir construire pour enrayer puis rattraper la perte des 1600 habitants du dernier mandat ! On estime à 500 logements le besoin annuel de création... De quoi donc changer la ville sur le long terme

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