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Publié par Penhars Infos

Dans les tribunes du Conseil départemental

Dans les tribunes du Conseil départemental

Une trentaine de parents d'élèves et professeurs du collège Kérichen  de Brest ont manifesté, ce matin, à Quimper, contre la fermeture possible de l'établissement à la rentrée 2016. Mais les mots de leur porte-parole ont sali leur revendication.

 

Qu'on s'indigne contre la fermeture du collège de son quartier est tout à fait normal. Qu'on trouve un porte-parole, normal aussi. La manifestation à l'ouverture de la séance plénière du Conseil départemental était prévue et un micro était en place dans la tribune pour que ce porte parole puisse s'exprimer, avec l'autorisation de la présidente, Nathalie Sarrabezolles.

 

La plaidoirie de Maître Bertrand Labat, avocat, parent de trois élèves, a donc été entendue, enregistrée, filmée. Dès le début, en nommant Marc Labbey, conseiller départemental de Brest 3 pour souligner que eux étaient " des laïcs, des laïcards ... ", ou en évoquant d'autre part une éventuelle influence " maçonnique ", l'avocat dérapait. La présidente l'a arrêté, lui rappelant que les attaques personnelles n'étaient pas autorisées.

 

Des mots qui gènent

L'avocat a reconnu qu'il se laissait emporter parfois dans ses élans. Ce qui ne l'a pas empêché de balancer ensuite qu' on envisageait de fermer le collège public de Kérichen, " quand allait s'ouvrir dans le quartier de Pontanézen une école coranique qui a reçu le permis de construire " !

 

Pas joli, joli. Mais on l'a laissé terminer. La présidente a ensuite lu le discours d'ouverture de la session. Le premier à dire qu'il avait été " choqué " par la plaidoirie de l'avocat, a été Christian Troadec (il était monté avant dans le tribune pour saluer les manifestants), mais " fermement opposé à ces fermetures " [celle du collège de Commana est aussi prévue]. Maël De Calan (LR) a également exprimé son désaccord avec ces mots.

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